K I O S Q U E N E T
« Ce monde n’est je vous l’assure qu’une immense entreprise à se foutre du monde. » Céline



« En France il y a toujours eu deux partis de droite dont un s’appelle la gauche. » Guy Debord



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« Je pense depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l’indignation qu’éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu’elle s’attire…  mais la docilité, l’absence de responsabilité de l’homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. » Georges Bernanos


Emma Goldman

Le socialisme pris dans le piège politique



La légende nous dit que des nouveaux-nés en bonne santé suscitent la jalousie et la haine d’esprits malfaisants. En l’absence de leur mère, les démons se faufilent dans la maison, enlèvent les enfants et abandonnent derrière eux des monstres hideux et difformes. Le socialisme a connu un destin semblable. Jeune et vigoureux, criant son défi au monde, il a éveillé la jalousie d’esprits malfaisants. Ils l’ont volé lorsqu’il s’y attendait le moins et l’ont emporté avec eux, laissant derrière eux un être difforme prétextant être le socialisme.

À sa naissance, le socialisme a déclaré la guerre à toutes les institutions établies. Son but était d’abattre toutes les injustices et de les remplacer par le bien-être et l’harmonie sociale et économique.

Deux principes fondamentaux lui donnaient force et vie : le système salarial et son maître, la propriété privée. La cruauté, l’esprit criminel et l’injustice de ces principes étaient les ennemis contre lesquels le socialisme dirigeait ses attaques et critiques les plus acérées. Ceux-ci étant les piliers les plus solides de la société, tous ceux qui osaient dénoncer leur cruauté étaient dénoncés comme ennemis de la société, comme dangereux, révolutionnaires. Un temps est venu où le socialisme a revêtu ces épithètes la tête haute, pensant que la haine et les persécutions de ses ennemis étaient ses plus grands attributs.

Il n’en est pas de même avec le socialisme pris au piège des esprits malfaisants. cette sorte de socialisme a soit abandonné toute attaque virulente contre les soutiens du système actuel ou a affaibli et changé sa forme jusqu’à en être méconnaissable.

Le but du socialisme aujourd’hui est d’emprunter un chemin tortueux pour prendre le pouvoir de l’état. Pourtant, c’est l’état qui représente l’arme la plus puissante défendant la propriété privée et notre système erroné et injuste. C’est le pouvoir qui protège le système contre toutes les attaques rebelles et résolument révolutionnaires.

L’État est l’exploitation, la force organisées et le crime. Et devant la manipulation hypnotique de ce monstre, le socialisme est devenu une proie consentante. En fait, ses représentants sont plus dévoués à l’État, à travers leur foi religieuse, que les étatistes les plus réactionnaires.

L’hypothèse socialiste est que l’État n’est pas assez centralisé. L’État, disent-ils, ne devrait pas seulement contrôler le domaine politique de la société, il devrait devenir aussi la clé de voûte, la source même de la vie industrielle, puisque cela seul pourrait en finir avec les privilèges spéciaux, les trusts et les monopoles. Il ne vient jamais à l’esprit de ces avorteurs d’une grande idée que l’État constitue le monopole le plus froid, le plus inhumain et que, si on ajoutait la dictature économique au pouvoir politique suprême déjà existant, la main de fer de l’État taillerait encore plus profondément dans la chair de la classe ouvrière que ne le fait aujourd’hui le capitalisme.

Bien sûr, on nous dira que le socialisme n’a pas pour but un État semblable, qu’il veut un vrai État démocratique et juste. Hélas, le vrai et juste État est comme le Dieu vrai et juste que personne n’a jamais encore découvert. Le vrai Dieu, selon nos bons chrétiens, est aimant, juste et équitable. Mais qu’a t-il démontré être dans les faits ? Un Dieu de tyrannie, de guerre et de bains de sang, de crime et d’injustice. Il en va de même pour l’État, qu’il ait une couleur républicaine, démocratique ou socialiste. Il s’est prononcé, et se prononcera, toujours et partout, pour la suprématie et donc pour l’esclavage, la soumission et la dépendance.

Comment les machinistes politiques doivent arborer un large sourire en voyant la ruée des gens vers la dernière attraction du spectacle politique. Les pauvres gens puérils, roulés dans la farine, toujours traités avec les remèdes politiques de charlatans, soit de l’éléphant républicain, de la vache démocrate ou de l’âne socialiste, les grognements de chacun ne représentant qu’un nouveau ragtime de la boîte à musique politique.

Le niveau des eaux boueuses de la vie politique monte pour un temps, alors que sous la surface évolue la bête géante de l’avidité et du conflit, de la corruption et du déclin, dévorant implacablement ses victimes. Tous les politiciens, aussi sincères soient-ils (si une telle anomalie est même pensable), ne sont que des réformateurs insignifiants et donc les continuateurs du système actuel.

Le socialisme, à l’origine, était totalement et irrévocablement opposé à ce système. Il était anti-autoritaire, anti-capitaliste, anti-religieux ; en clair, il ne pouvait pas, et n’aurait pas fait la paix avec une seule institution d’aujourd’hui. Mais puisqu’il a été perverti par l’esprit malfaisant de la politique, il est tombé dans le piège et n’a aujourd’hui qu’un désir — s’adapter aux dimensions étroites de sa cage, de participer à l’autorité, une partie de ce même pouvoir qui a tué le bel enfant du socialisme et a laissé derrière lui un monstre hideux. La suite…

La polémique entre la France et l’Italie sur l’Aquarius est une honte absolue

Chris Hedges :
L’effondrement imminent
L’administration Trump n’est pas apparue, de prime abord, comme une Vénus sortant des eaux sur un coquillage. Donald Trump est l’aboutissement d’un long processus de déclin politique, culturel et social. Il est le produit de l’échec de notre démocratie. Plus nous perpétuons la fiction selon laquelle nous vivons dans une démocratie qui fonctionne, Trump et les muta-tions politiques qui l’accompagnent étant, en quelque sorte, une aberration qui peut être surmontée lors des prochaines élections, plus nous nous précipitons vers la tyrannie. Le problème, ce n’est pas Trump, mais un système politique, dominé par le pouvoir des entreprises et les mandarins des deux principaux partis politiques, dans lequel nous ne comptons pas. Nous récupérerons le contrôle politique en démantelant cet État qui est au service des entre-prises, ce qui passe par une désobéissance civile massive et s’inscrivant dans la durée, comme celle exprimée cette année par les enseignants partout dans le pays. Si nous ne résis-tons pas, nous allons vers un nouvel âge des ténèbres. La suite…
Richard Falk
L’hypocrisie de la politique syrienne de l’Occident
À ce stade, il semble raisonnable de se demander si la Syrie a été attaquée en avril dernier parce qu’elle n’avait pas utilisé d’armes chimiques plutôt que le contraire.

Cela peut sembler étrange, mais pas si l’on se souvient des suspicions plutôt lourdes pesant sur les principaux accusateurs, en particulier les Casques blancs, avec les liens qu’ils entretiennent depuis longtemps avec le gouvernement américain, ainsi que le scepticisme qu’ont dans le passé suscité leurs accusations incendiaires – lesquelles, selon leurs détracteurs, ont exploité des preuves fabriquées de toutes pièces.

Une deuxième interrogation irrévérencieuse concerne le motif principal de l’attaque, et consiste à se demander si celle-ci, plutôt que d’être liée à ce qui se passait en Syrie, avait en réalité bien plus à voir avec ce qui ne se passait pas dans la politique intérieure des pays ayant mené l’attaque. La suite…

Pétage de plomb à l’Élysée : échangerais aides sociales contre vaisselle

Le mot clé du show Trump-Kim

« Pognon de dingue » ? Lettre d’un allocataire
du RSA au président Macron

Les violences policières se généralisent,
constatent les avocats de France

Témoignage d’une arrêtée du lycée Arago

Surveillance : le réseau français “intelligent”
d’identification par caméras arrive

Journal de guerre (NDDL) avril/mai 2018

Danièle Linhart : Repenser le salariat,
détricoter le capitalisme


Le fondateur du parti fascist ukrainien
Svoboda reçu à l’Assemblée et au Sénat !


Privatisations : malgré les promesses,
Gaz de France quitte le giron public

Mai 68 : On s'y croirait presque

La paix est un cliché : lorsque l’Occiden
ne peut pas contrôler le monde sans opposition,
cela signifie la guerre

2018 : Vers où coule le sang de la Naqba…

John Pilger : L’étrange silence de la gauche
sur Julian Assange


Un monde pornographique

La Colombie, les escadrons de la mort
et les droits de l’homme vus par les USA

La prolifération des « robots tueurs »
inquiète la communauté internationale


Aux Etats-Unis, on prédit la prison
et la peine de mort aux leaders de l'UE


Guy Debord, critique des fakes news
LE FILM HALLUCINANT PROJETÉ
PAR DONALD TRUMP À KIM JONG-UN


Lors de la rencontre historique entre Kim Jong Un et Donald Trump, un film de quatre minutes a été projeté par le président américain à son homo-logue nord-coréen. Monté comme une bande-annonce hollywoodienne, c’est un document surprenant. En le découvrant, les journalistes présents ont cru qu’il s’agissait d’un film de propagande nord-coréenne, mais il a bien été créé par les services de la Maison-Blanche ! La suite…

Travailler, plutôt crever !
Entretien avec un membre de Crise et Critique
Rencontre avec Johannes Vogele à Reillanne (Alpes-de-Haute-Provence), où il vit. Il fait partie avec quelques ami·e·s des proches des revues allemandes Krisis et Exit !, qui proposent de renouveler la critique radicale de l’économie politique à partir d’une relecture de Marx. La critique de la valeur (et du travail) se développe depuis les années 1980 sous l’impulsion d’auteurs comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Ernst Lohoff (Allemagne), Anselm Jappe (France) ou Moishe Postone (USA). La suite…
Hackback !
Une discussion avec Phineas Fisher
Nous nous sommes entretenus avec Phineas Fisher, un hacker qui se revendique anarchiste révolutionnaire. Nous avons évoqué avec lui les motivations politiques qui se trouvent derrière ses attaques contre l’industrie de la surveillance, le parti au pouvoir en Turquie ou encore la police Catalane.

Nous vous présentons d’abord une rétrospective des exploits de Phineas Fisher, suivie des commentaires que nous avons recueillis auprès de lui. La suite

À votre bon cœur : Comité Arago du 22 mai – Soutien aux lycéens, jeunes majeurs et parents

« La presse française fait preuve d’une partialité révoltante et ne traite jamais que les mêmes sujets :
les hommes politiques et les autres criminels. »
Boris Vian

QUELQUES ALTERNATIVES AUX MÉDIAS HALLUCINOGÈNES
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LE LIBÉRALISME EST UN FASCISME
Benito Mussolini, qui n’est pas la personne la plus mal placée pour nous donner une définition du fascisme, définit celui-ci en ces termes.: « Le Fascisme devrait plutôt s’appeler Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du Marché. » Une définition qui s’applique parfaitement à ce que sont devenues nos prétendues Démocraties.

« Je ne suis pas certain que ça ira mieux si ça change, mais je suis certain qu’il faut que ça change pour que ça aille mieux. » Lichtenberg

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