K I O S Q U E N E T
« Ce monde n’est je vous l’assure qu’une immense entreprise à se foutre du monde. » Céline



« Je ne suis pas certain que ça ira mieux si ça change,
mais je suis certain qu’il faut que ça change pour que ça aille mieux. »
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Paul Brannac

Les traîtres

   Les clercs ont trahi leurs idéaux. Les politiques trahissent maintenant les lois de la nation. Pourquoi le peuple ne trahirait-il pas la république ?

   Julien Benda reprochait aux clercs, c'est-à-dire aux penseurs, aux savants et aux artistes, d'avoir trahi leurs propres valeurs en mettant la raison au service de la déraison des peuples. Ils ont permis, selon le mot de Cocteau, à la bêtise de penser. Le nationalisme n'est rien d'autre que cette superbe de l'imbécile qui sait qu'il a peur et raison d'avoir peur, et s'enorgueillit d'être cerné de clercs et de politiques qui ont peur avec lui. Quel frisson que de pouvoir frayer parmi les grands en s'avouant médiocre.

   Dernièrement, il n'est pas un clerc qui n'ait stupéfié par la médiocrité de sa pensée, parce qu'elle n'était pas une pensée, mais l'expression de sa compromission du moment avec le réel. Les clercs de Benda, en trahissant leur fonction au nom de l'histoire et des sciences, ont finalement trahi leur patrie. Ceux d'aujourd'hui trahissent le peuple au nom du réalisme et de l'économie.

   Ils ont préparé un peuple qui méprise, un peuple qui soupçonne, un peuple qui hait. A force de meurtrir l'idéal au nom d'un pragmatisme plus irréel encore, ils ont fourni aux politiques du jour le cadre intellectuel propice à leur trahison : celle des lois qui font l'organisation politique d'un pays, et qui sont encore un idéal, le seul auquel les élus soient tenus.

   Il ne semble pas que l'on mesure bien quelle rupture induit cette trahison de l'esprit des lois. Punir une communauté – un peuple – pour les agissements de certains de ses membres, ou même d'autres que leur nomadisme apparente aux premiers ? Condamner un père ou une mère pour les fautes de ses enfants, faire purger la peine de l'un à un autre, et priver la fratrie de l'un de ses parents ? Associer les étrangers à des délinquants, et la délinquance au fait de la présence des étrangers ? Considérer que les citoyens français ne jouissent pas devant un tribunal des mêmes droits suivant le lieu de leur naissance ? Déchoir un citoyen de ses droits et de son identité par défaut d'ancienneté ? Présumer coupable un suspect ?

   Quel gouvernement peut tenir de tels propos, fût-ce pour allumer un contre-feu ? (L'argument de la stratégie de diversion est d'ailleurs irrecevable, la xénophobie a toujours été l'objet d'une manœuvre dilatoire, cela ne l'a pas rendue moins dommageable pour autant.)

   Le problème n'est pas que ces dispositions soient inconstitutionnelles, ou qu'elles excèdent le droit international, et qu'en conséquence elles soient juridiquement inapplicables. Le problème est que cela ait été dit, au nom de la nation et par ses élus.

   S'il se trouve encore une seule personne pour considérer que la parole politique est versatile et par là inconséquente, qu'il explique la vanité des mots aux Roms que l'on expulse. Dire d'une communauté qu'elle pose un problème à la sécurité de l'Etat, aux valeurs d'une nation ; dire que l'insécurité est liée aux étrangers et aux Français d'origine étrangère ; parler de Français d'origine étrangère ; tout ceci n'est pas sans conséquence.

   Lorsque l'homme qui prend la parole est un clerc, et qu'il jouit d'une tribune, ou bien qu'il est un élu, commandant à l'administration et à la police d'un pays, sa parole est armée. L'inconséquence est à la parole ce que l'impunité est au crime : une incitation.

   On disqualifie toute protestation en arguant de son utopisme. Tout appel aux principes de la justice est considéré comme nul car hors de la réalité. Mais qu'est-ce que cette réalité ? Parce que les hommes sont racistes, alors il faut courber l'échine ; parce qu'ils sont violents, il faut leur faire la guerre ? Créer des apatrides, mettre des familles à la rue, est-ce réaliste ? Est-ce une politique réaliste que de scinder un pays, de le replier sur lui-même et d'y fomenter l'hostilité ? Les effets d'un idéal tel que la justice sociale sont-ils moins réalistes ?

   Et pourtant l'on se tait. L'opposition craint d'être naïve ou de l'avoir été. Car elle aussi désormais veut son trousseau de pragmatique et admet de recevoir sa naïveté en pleine face comme une insulte pour laquelle elle baisse les yeux.

   Pas de problème d’immigration, mais de racisme en France. La suite…

Mégaprojets et militarisation
de la zone frontalière Mexique-Guatemala
Lors d’une mission internationale d’observation des droits humains à la frontière Guatemala-Mexique, et après une enquête basée sur des sources officielles, des ateliers de cartographie participative dans des communautés du Chiapas ont permis d’établir les liens existant entre mégaprojets, flux migratoires et militarisation dans la région. La suite…
La dette, l’arme française
de la conquête de la Tunisie
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la Tunisie a expérimenté à son détriment le mécanisme de la dette extérieure comme instrument de domination et d’aliénation de la souveraineté d’un État. Livrée pieds et poings liés à ses créanciers extérieurs, la régence de Tunis perdra son autonomie pour devenir un protectorat français. La suite…

Antisémitisme : trois questions à Dominique Vidal

Y a-t-il un rapport entre les 12 000 soldats
étasuniens et les 500 000 réfugiés africains en Italie ?


Ce que les juifs doivent aux musulmans

Etats-Unis. Nouvelles révélations au sujet
de la séparation des enfants de leurs parents


Joseph E. Stiglitz : L’Amérique risque
de perdre sa guerre commerciale contre la Chine

Jeremy Corbyn, les Palestiniens et l’antisémitisme

Hippase de Métaponte, la loi du marché,
et un tango


Une Pluie sans fin : un coup de tonnerre
dans un été aride

William Blum - L’esprit des médias de masse

Pourquoi Trump vient-il de déclencher
une nouvelle crise financière ?


La décadence de la classe ouvrière française


Gaza : la honte de l’Occident, le gouvernement
français en dessous de tout

En Angleterre, on scanne les sans-abri

« Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue..».Albert.Einstein

Jour du jugement dernier: les révélations d’un
des architectes du plan nucléaire des USA
C'est un véritable feuilleton de la folie de l'époque nucléaire: la maison d'édition russe Alpina Publisher vient de publier le livre The Doomsday Machine.: Confessions of a Nuclear War Planner, les mémoires détaillés du dénonciateur légendaire qui avait publié en 1971 les Pentagon Papers sur la guerre de Vietnam.
Daniel Ellsberg, qui a directement participé à ces événements, évoque le caractère dangereux et déraisonnable de la politique nucléaire des États-Unis, qui n'a guère changé depuis l'époque de la Guerre froide. Sputnik publie des extraits de ce livre évoquant pour la première fois les détails du plan qui prévoyait une frappe préventive contre l'URSS et le massacre de plus de 500 millions de personnes. La suite…
Hamid Gharavi : « Les Etats-Unis se tirent
une balle dans le pied en Iran »
 Alors que les échanges entre Téhéran et Washington se font de plus en plus violents, l'avocat Hamid Gharavi revient sur la politique de Donald Trump vis-à-vis de l'Iran, estimant que le président américain va à l'encontre des intérêts de son pays.

En se retirant du Plan d’action commun de 2015 et en réinstaurant les sanctions à vocation extraterritoriales, qu’elle entend de surcroit aggraver, l’administration américaine ne fait que desservir ses propres objectifs visant à insuffler une nouvelle direction politique, ou encore un renversement de régime, en Iran.  Au contraire, ces actions ne feront que renforcer le gouvernement iranien, et isoler les Etats-Unis. La suite…

« Les journalistes ne croient pas aux mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent, c’est pire ! » Coluche

QUELQUES ALTERNATIVES AUX MÉDIAS HALLUCINOGÈNES
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LE LIBÉRALISME EST UN FASCISME
Benito Mussolini, qui n’est pas la personne la plus mal placée pour nous donner une définition du fascisme, définit celui-ci en ces termes.: « Le Fascisme devrait plutôt s’appeler Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du Marché. » Une définition qui s’applique parfaitement à ce que sont devenues nos prétendues Démocraties.

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