K I O S Q U E N E T
« Ce monde n’est je vous l’assure qu’une immense entreprise à se foutre du monde. » Céline



« De toutes les théories sociales, l’Anarchie est la seule à proclamer que la société
doit être au service de l’homme et non l’homme au service de la société. »
Emma Goldman


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EN RÉGIME LIBÉRAL LE POGNON EST UN DES NERFS DE LA GUERRE
Solidarité “cagnotte”
avec les cheminots grévistes           Solidarité “cagnotte” avec la Zad de Notre-Dame-des-Landes
 

Gunther Anders

Un extrait de L’obsolescence de l’homme

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir.


« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple,
le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen


Vidéo : Interview de Sergueï Lavrov par la BBC

Skripal : Londres admet les conclusions de l’OIAC
qui se dit incapable d’incriminer la Russie

Vu du Royaume-Uni : May a attaqué la Syrie comme
un voleur, sans autorisation du parlement

La frappe sur la Syrie : de l’impérialisme pur et dur

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni passent
à des accusations de « guerre cybernétique » russe

Affaire Alstom: l’Élysée pointé du doigt
par le président de la commission d’enquête


La « libre circulation » : retour
sur le « monde d’hier »


Israël et la Nakba, de la reconnaissance au déni
Etienne Balibar répond aux grévistes de Paris Nord

Face au mur du gouvernement, le dilemme de la Zad

« Adelphité », « droits humains » : le Haut conseil
à l’égalité veut-il imposer l’écriture inclusive ?


Un chirurgien suspendu pour avoir défendu
le service public


Bernard Friot: vaincre macron

La Quardatur du net attaque Facebook

Chris Hedges : L’économie des petits boulots,
une nouvelle façon de dire « servage »


SNCF : un moment historique

George Orwell : un socialisme sans le Progrès
SABRE & GOUPILLON
« Notre-Dame-des-Landes plus gazé que Douma.
Retirons lui immédiatement sa Légion d’Honneur. »


« Il est insupportable à l’oligarchie que
quiconque puisse cultiver une autre
manière de vivre que la sienne. »

Jean Vioulac

Contre la machine capitaliste

- Entretien avec Jean Vioulac, autour de la technique, du capitalisme et de la cybernétique -



S’il y a une force de la philosophie, c’est qu’elle refuse les vulgates qui tentent de définir opportunément le monde. Cette force nous en avons besoin plus que jamais face au baratin latent sur la « nécessité » de s’adapter au marché, l’impossibilité de mener une politique révolutionnaire, les bienfaits de la technologie ; ce bref soupir qui résume notre époque à un triste « c’est comme ça, faites avec ». Un apport critique permet de dynamiter les platitudes, de souligner l’importance souvent dramatique des changements contemporains, notamment en les inscrivant dans une histoire du rapport des hommes à leur monde. Celui du philosophe Jean Vioulac s’inscrit dans cette perspective et s’attache à montrer les spécificités de nouvelles formes d’aliénation propres au dispositif capitaliste. Et qu’on ne l’oublie pas : expliciter ce à quoi engage la forme du système dans lequel on vit, c’est aussi ouvrir des perspectives sur d’autres mondes. Nous avons interrogé Jean Vioulac à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, Approche de la criticité.

Comment diriez-vous que ce nouveau livre, Approche de la criticité, s’inscrit dans votre parcours livresque ?

En réalité, c’est toujours la même question : comprendre l’époque qui est la nôtre, avec cette hypothèse de départ que la révolution industrielle est la deuxième grande révolution dans l’histoire de l’humanité. La première, c’est la révolution néolithique. Avec ces deux révolutions, on a deux véritables séismes, qui font basculer l’humanité d’un état à un autre, et qui la redéfinissent dans toutes ses dimensions. La révolution néolithique a fait passer l’humanité de la préhistoire à l’histoire, de même aujourd’hui on est en train de passer de l’histoire à la post-histoire. Parler de fin de l’histoire, ça ne veut pas dire qu’il ne se passera plus rien, c’est reconnaître que l’histoire est un phénomène limité, relativement récent. Homo sapiens a plus de 100.000 ans, l’histoire a 10.000 ans. Pendant plus de 90.000 ans, homo sapiens était dans un mode de temporalité qui n’était pas l’historicité, dans un autre rapport au monde, une autre façon de faire communauté, etc.

Donc, le phénomène qui se passe maintenant, quand on est train de passer de l’histoire à la post-histoire, c’est une rupture de même envergure, et même de plus grande envergure en raison de sa rapidité. La révolution néolithique, c’est un processus qui a commencé dans la zone du Proche-Orient, et qui a mis 3000 ans avant de gagner le bassin danubien. De même, les zones de néolithisation en Méso-Amérique ou en Chine ont mis beaucoup de temps à s’étendre. Ceux qui ont vécu la néolithisation ne s’en sont pas rendus compte (même si on en trouve trace dans l’Ancien Testament : la sortie du jardin d’Eden, c’est le passage du paléolithique au néolithique). Nous, on voit les bouleversements à l’échelle d’une vie d’homme : en une vingtaine d’années, Internet a profondément révolutionné les rapports sociaux, le rapport au savoir, le rapport au monde. Les bouleversements qu’a connu l’humanité en deux siècles ont été fulgurants. La suite…

« Le prix à payer pour être présenté par les médias comme un candidat “responsable et sérieux”
est généralement d’être en accord avec la distribution actuelle de la richesse et du pouvoir. » Michael Lerner

QUELQUES ALTERNATIVES AUX MÉDIAS HALLUCINOGÈNES LAVEUR DE CERVEAUX
Acrimed
Affordance.info
Alencontre
Altermonde
Ballast
Basta
Chroniques du Grand jeu
CQFD
Entelekheia
Jef Klak
Le Monde diplomatique
La plume d’un enfant du siècle
Le Comptoir
Le Grand Soir
Le Partage
Le vilain petit canard
Les-Crises
Librairie Tropiques
Lundimatin
Middle East Eye
OrientXXI
Paris-Luttes.info
Politicoboy
Reporterre
Rezo.net
Révolution Permanente
Union Juive Française pour la Paix

LE LIBÉRALISME EST UN FASCISME
Benito Mussolini, qui n’est pas la personne la plus mal placée pour nous donner une définition du fascisme, définit celui-ci en ces termes.: « Le Fascisme devrait plutôt s’appeler Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du Marché. » Une définition qui s’applique parfaitement à ce que sont devenues nos prétendues Démocraties.

« Je ne suis pas certain que ça ira mieux si ça change, mais je suis certain qu’il faut que ça change pour que ça aille mieux. » Lichtenberg

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