K I O S Q U E N E T
« Ce monde n’est je vous l’assure qu’une immense entreprise à se foutre du monde. » Céline



« Je ne suis pas certain que ça ira mieux si ça change,
mais je suis certain qu’il faut que ça change pour que ça aille mieux. »
Lichtenberg



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« ILS NOUS PRENNENT POUR CE QU’ILS SONT »

Florence Parly, ministre des Armées, a affirmé que ni les armes françaises ni le ridicule n’avaient jamais tué personne ; elle a ensuite ajouté : « À ma connaissance, ces armes ne sont pas utilisées de façon offensive dans cette guerre au Yémen et on ne peut donc pas de façon mécanique, en tout cas moi je n’ai pas d’éléments de preuve permettant de dire cela, que des armes françaises sont à l’origine de victimes civiles au Yémen. »

ÉTRANGE ET AFFLIGEANTE ÉPOQUE OÙ CRIER
“MORT AUX VACHES !” DEVIENT UN APPEL AU MEURTRE

Une blague sur les noirs… « vous êtes raciste »

Une blague sur les Arabes… « vous êtes islamophobe »

Une blague sur les Juifs… « vous êtes antisémites »

Une blague sur les femmes… « vous êtes misogyne »

Une blague sur les PD… « vous êtes homophobe »


Etc.,  etc.,  etc.  …

Entrent 10 000 et 14 000 chômeurs contre 68 gendarmes et policiers se sont suicidés en 2018. Je dis ça je dis rien…
« SUICIDEZ-VOUS ! »

« Indignation après ce slogan lancé par des ”Gilets Jaunes” aux policiers »

Antonin Artaud

- L’ombilic des Limbes -


Monsieur le législateur,

Monsieur le législateur de la loi de 1916, agrémentée du décret de juillet 1917 sur les stupéfiants, tu es un con.

Ta loi ne sert qu’à embêter la pharmacie mondiale sans profit pour l’étiage toxicomanique de la nation parce que :

1. Le nombre des toxicomanes qui s’approvisionnent chez le pharmacien est infimes ;

2. Les vrais toxicomanes ne s’approvisionnent pas chez le pharmacien ;

3. Les toxicomanes qui s’approvisionnent chez le pharmacien sont tous des malades ;

4. Le nombre des toxicomanes malades est infime par rapport à celui des toxicomanes voluptueux ;

5. Les restrictions pharmaceutiques de la drogue ne gêneront jamais les toxicomanes voluptueux et organisés ;

6. Il y aura toujours des fraudeurs ;

7. Il y aura toujours des toxicomanes par vice de forme, par passion ;

8. Les toxicomanes malades ont sur la société un droit imprescriptible, qui est celui qu’on leur foute la paix.

C’est avant tout une question de conscience.

La loi sur les stupéfiants met entre les mains de l’inspecteur-usurpateur de la santé publique le droit de disposer de la douleur des hommes : c’est une prétention singulière de la médecine moderne que de vouloir dicter ses devoirs à la conscience de chacun.

Tous les bêlements de la charte officielle sont sans pouvoir d’action contre ce fait de conscience : à savoir, que, plus encore que la mort, je suis le maître de ma douleur. Tout homme est juge, et juge exclusif, de la quantité de douleur physique, ou encore de la vacuité mentale qu’il peut honnêtement supporter.

Lucidité ou non lucidité, il y a une lucidité que nulle maladie ne m’enlèvera jamais, c’est celle qui me dicte le sentiment de ma vie physique. Et si j’ai perdu ma lucidité, la médecine n’a qu’une chose à faire, c’est de me donner les substances qui me permettent de recouvrer l’usage de cette lucidité.

Messieurs les dictateurs de l’école pharmaceutique de France, vous êtes des cuistres rognés : il y a une chose que vous devriez mieux mesurer ; c’est que l’opium est cette imprescriptible et impérieuse substance qui permet de rentrer dans la vie de leur âme à ceux qui ont eu le malheur de l’avoir perdue.

Il y a un mal contre lequel l’opium est souverain et ce mal s’appelle l’Angoisse, dans sa forme mentale, médicale, physiologique, logique ou pharmaceutique, comme vous voudrez.

L’Angoisse qui fait les fous.

L’Angoisse qui fait les suicidés.

L’Angoisse qui fait les damnés.

L’Angoisse que la médecine ne connaît pas.

L’Angoisse que votre docteur n’entend pas.

L’Angoisse qui lèse la vie.

L’Angoisse qui pince la corde ombilicale de la vie.

Par votre loi inique vous mettez entre les mains de gens en qui je n’ai aucune espèce de confiance, cons en médecine, pharmaciens en fumier, juges en mal-façon, docteurs, sages-femmes, inspecteurs-doctoraux, le droit le disposer de mon angoisse, d’une angoisse en moi aussi fine que les aiguilles de toutes les boussoles de l’enfer.

Tremblements du corps ou de l’âme, il n’existe pas de sismographe humain qui permette à qui me regarde d’arriver à une évaluation de ma douleur précise, de celle, foudroyante, de mon esprit !

Toute la science hasardeuse des hommes n’est pas supérieure à la connaissance immédiate que je puis avoir de mon être. Je suis seul juge de ce qui est en moi.

Rentrez dans vos greniers, médicales punaises, et toi aussi, Monsieur le Législateur Moutonnier, ce n’est pas par amour des hommes que tu délires, c’est par tradition d’imbécillité. Ton ignorance de ce que c’est qu’un homme n’a d’égale que ta sottise à la limiter.

Je te souhaite que ta loi retombe sur ton père, ta mère, ta femme, tes enfants, et toute ta postérité. Et maintenant avale ta loi.

« Dans chaque église, il y a toujours quelque chose qui cloche. » Jacques Prévert
Emmanuel Macron et Notre-Dame :
une décision, une ânerie
Il ne se passe donc pas une journée depuis l’incendie de Notre-Dame-de Paris sans que le Président de la République et son gouvernement ne nous gratifient d’annonces toutes plus absurdes ou scandaleuses les unes que les autres.

Emmanuel Macron avait déjà fait très fort mardi en expliquant qu’il allait reconstruire Notre-Dame plus belle qu’avant, et en cinq ans (voir notre article). Plus belle qu’avant ? On sait désormais comment : en lançant un concours d’architecture pour la reconstruction de la flèche ! Car pour notre Président de la République, « la flèche ne faisant pas partie de la cathédrale d’origine », on peut l’effacer d’un trait de plume. Exit Viollet-le-Duc de la cathédrale Notre-Dame.

On en est là, donc, en 2019, de la considération pour le XIXe siècle que les historiens de l’art ont pourtant réhabilité ces quarante dernières années. On ne sait que dire devant tant d’inculture. La Tribune de l’Art…
Sauvons la cathédrale du cœur.
Un curé de campagne en visite à Paris

Nous avons reçu ce texte émouvant rédigé par un curé de campagne de passage à Paris. Bouleversé, il appelle à ce que Notre-Dame-de-Paris soit laissée en l’état, c’est-à-dire arrachée aux mains des prédateurs par les flammes de l’incendie et enfin rendue au peuple et à son libre usage.

Frères et soeurs,

Hier, Notre-Dame de Paris a brûlé. En son temps, le Christ nous a donné l’exemple en chassant les marchands du temple. Tous les vrais chrétiens doivent, aujourd’hui, chasser les marchands de temples du temple de leur cœur. Sans quoi ils succomberont aux manoeuvres obscènes des spéculateurs en tout genre, politiciens, fraudeurs du fisc, grenouilles de bénitier, incultes en quête de racines, ou groupes pollueurs, hâtifs de tirer la couverture à eux. Qu’on rappelle aux mains qui ne deviennent généreuses qu’à la mesure de la gloire qu’elles en tirent, ces mots de vérité : “Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent” (Mt 6:24). lundimatin


« Je vous le dis, il est plus aisé pour un chameau d’entrer
par le trou d’une aiguille, que pour un riche d’entrer
dans le royaume de Dieu ».
Matthieu, XIX, 24

Notre-Dame-des-Riches 
Il pleut sur Notre-Dame de Paris. Non pas de l’eau – pas la peine d’en rajouter, après le passage des pompiers, l’humidité serait désormais le pire ennemi de la vieille cathédrale – mais des euros. Par millions, par dizaines de millions, voire par centaines de millions ! La France qui, il y a peu, cherchait trois-francs-six sous dans les poches des pauvres en réduisant les APL de 5 euros par mois, entrevoit, stupéfaite, l’étendue de la richesse accumulée avec l’extraordinaire concours de dons auquel se livrent les grands groupes et les familles d’actio-nnaires.

A l’heure où ces lignes sont écrites, 1 milliard d’euros aurait déjà été réuni en vue de la restauration de l’église outragée par l’incendie. On sait déjà que plus des deux tiers viennent d’une poignée de personnalités. La famille Arnault, la plus riche de France car propriétaire de LVMH, a promis 200 millions. Sur la même marche du podium de ce « Notredamethon », on trouve les Bettencourt (L’Oréal). Juste derrière, avec 100 millions, les Pinault père et fils (Kering), et Total, puis viennent JC Decaux, les Bouygues et Marc Ladreit de Lacharrière, etc. En tout, les grandes familles capitalistes françaises ont été capables de mettre sur la table près de 700 millions d’euros. En vingt-quatre heures à peine, la théorie du ruissellement, qui n’a aucun fondement scientifique si l’on en croit Jean Tirole, aurait réussi à prouver son existence. Les riches ont ouvert leurs portefeuil-les : une sorte de miracle qu’on n’osera pas attribuer à la Vierge du Pilier. La suite…


« Il n’y a pas d’erreur plus dangereuse que de confondre
l’effet avec la cause : j’appelle cela la véritable
perversion de la raison. »
Nietzsche

Notre Dame des algorithmes
Une nouvelle fois. Une nouvelle fois un drame heureusement "uniquement" patrimonial et les mécanismes désormais habituels d'un deuil participatif qui se met en place dans l'alcôve d'un web compassionnel où chacun n'a de cesse de sur-documenter ce moment - films, photos, messages, souvenirs rappelés -  pour s'efforcer de "prendre part", de prendre "sa" part d'une émotion réelle ou feinte mais qui n'existera ici que tant qu'elle sera visible et saillante aux autres dans l'instant, et à soi-même dans un plus tard souvent fantasmé. Le moment de l'incendie de Notre Dame est celui du ressenti de l'archive vibrante de l'Histoire en train de défiler et qu'il faut à tout prix et par tout moyen s'efforcer de fixer.
Et une nouvelle fois, bien sûr, quelques théories du complot naîtront, un homme aperçu à côté des flammes qui n'est en fait qu'une statue, un autre homme, bien réel cette fois, et dont le gilet jaune dans le contexte actuel fait oublier que les pompiers en portent aussi, des gilets jaunes. Des pompiers pris pour des gilets jaunes incendiaires, des incendiaires supposés qui sont des statues encore debout, et Donal Trump toujours là où on l'attend, juste entre la bêtise ahurie et l'invective qui tombe à plat, qui s'interroge sur l'absence de canadaires. Et tant d'autres. La suite…


  [NDLR – L’article ci-contre est une bonne illustration de pourquoi
   40 années d’énarchie néolibérale à produit une population
   pleine d’amertume, de ressentiment, de dégout et de colère.
   Bref, a fait naître un mouvement comme celui des Gilets jaunes.
]
Les pompiers entre dévouement et amertume
confrontés à un quotidien de misère

Les pompiers — majoritairement de jeunes hommes blancs peu diplômés — sont en contact permanent avec les plus défavorisés. Ils assistent depuis une vingtaine d’années à la dégradation simultanée de leurs conditions de travail, sous l’effet des politiques de rigueur, et des conditions de vie de ceux qu’ils aident. Avec des conséquences politiques dont les progressistes peinent à mesurer l’ampleur.

« Non, mais franchement, je ne comprends rien à ce qu’ils veulent : ils crament les voitures de leurs darons, les écoles de leurs petits frères, leurs putains de cités, quoi… Ça n’a aucun sens ! Ils veulent en venir où ? Ils croient qu’en foutant le bordel ils vont tout obtenir ? Tu ne vas quand même pas les excuser ?! À un moment, il faut que ça s’arrête ! »

Apostrophe ordinaire, dans un fourgon de pompiers, un soir d’émeutes de novembre 2007, après la mort de deux adolescents dont la moto a été renversée par une voiture de police à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). Les cités s’embrasent : caillassages, guets-apens, affrontements, incendies se multiplient pendant quelques nuits. C’est la seconde fois que nous affrontons des événements d’une telle ampleur. La suite…


« C’est dans le vide de la pensée
que s’inscrit le mal. »
Hannah Arendt

Exclusif : le discours qu’Emmanuel Macron
n’a pas prononcé le 15 avril
N’exagérons rien, ce scoop que nous révélons est relativement sans intérêt. En effet, l’annulation du discours d’Emmanuel Macron prévu hier soir ne semble pas avoir suscité la moindre déception. Les « gilets jaunes » et leurs soutiens massifs savaient pertinemment à quoi s’en tenir : l’issue du « grand débat » serait une « grande arnaque ». Du côté des derniers soutiens du Président, on était prévenu qu’il ne s’agirait pas de changer de cap mais seulement de feindre une reprise en main pour tenter de convaincre quelques fidèles éditorialistes.

Faute de temps, nous n’avons pas été en mesure de vérifier qu’il s’agisse ici d’un document parfaitement authentique, bien que confirmé par deux sources. Cependant à la lecture, le style pompeux et ennuyeux ainsi que le contenu creux nous semblent attester qu’il s’agisse bien de la plume du président. La suite…


« Quand ils sont venus chercher les communistes,

je n’ai rien dit,  je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit,  je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs,
je n’ai rien dit,  je n’étais pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai rien dit,  je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait personne pour dire quelque chose. »
                            Martin Niemöller, Écrits à Dachau en 1942
Lire : Berlin, 1933. La presse internationale
face à Hitler de Daniel Schneidermann
Aux États-Unis, les médias n’ont pas vu arriver Trump, tout occupés à traiter des jeux (et des sondages) plutôt que des enjeux de la vie politique, oublieux des conditions concrètes d’existence du plus grand nombre, en particulier des « gens de peu » et de ceux « d’en bas ». Aux États-Unis, comme ailleurs. Mais une lame de fond telle que la montée en puissance de l’antisémitisme nazi ? On aurait pu penser que la presse internationale aurait été en mesure d’en rendre compte. D’autant que 200 correspondants de quelque trente pays étrangers étaient en poste à Berlin, jusqu’en 1939 pour les Français et les Britanniques, jusqu’en 1941 pour les États-Uniens. Et pourtant. Dans un ouvrage particulièrement documenté, Daniel Schneidermann fait état de la grande pauvreté du traitement médiatique des exactions antisémites des nazis. La suite…


« La justice n'a rien à voir avec la loi, qui n’en est que la déformation,
la charge et la parodie. »
Georges Courteline

Régis de Castelnau
Gilets jaunes : des détentions arbitraires
Atlantico a sollicité mon avis après les révélations publiées par David Dufresne sur la façon dont les forces de police manipulaient les gardes à vue. Piochant après les arrestations pour trouver un motif justifiant ses privations de liberté. Nouveau scandale qui montre à quel point le pouvoir d’Emmanuel Macron se moque des libertés publiques. Faisant commettre à cette occasion aux forces de police, et sans que cela n’arrache un froncement de sourcils à la justice, l’infraction gravissime de détention arbitraire par agent public. À un moment, il faudra sérieusement lui demander des comptes.

MANIFESTATIONS GILETS JAUNES : anatomie d’un cas de garde à vue à motif aléatoire. Ce lundi 15 avril, le journaliste David Dufresne publiait son 624e signalement au ministère de l’intérieur, dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, s’appuyant sur un enregistrement audio pointant un motif aléatoire retenu pour une garde à vue. La suite…



« Tant que les lapins n’ont pas d’historiens, l’histoire
est racontée par les chasseurs. »
Howard Zin

Michèle Audin
raconte Eugène Varlin
« Tant qu’un homme pourra mourir de faim à la porte d’un palais où tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines », jurait Eugène Varlin. Les éditions Libertalia viennent de publier une anthologie commentée des écrits de cet ouvrier relieur, membre de l’Association internationale des travailleurs et élu de la Commune tombé lors du massacre des communards par les troupes de la Troisième République. L’écrivaine Michèle Audin — auteure, notamment, du récit Une vie brève, consacré à son père, Maurice, mathématicien et militant indépendantiste assassiné par l’armée coloniale en Algérie — est à l’origine de ce livre. Nous tenions à en discuter avec elle.

– Il a été dit que Varlin était « une des gloires du prolétariat français » : pourquoi ne le connaît-on pas mieux ?

– Voilà qui donne envie de vous demander : quelles sont les gloires du prolétariat français que l’on connaît bien aujourd’hui.?

– Certes… La suite…


« Moins le blanc est intelligent,
plus le noir lui paraît bête. »
André Gide

Rosa Amelia Plumelle-Uribe
Lettre ouverte à Monsieur Yann Moix
Pendant très longtemps, les historiens travaillant sur la traite des Noirs et l’esclavage ont déployé toute l’autorité attribuée aux savoirs dont ils sont titulaires, pour nous convaincre de ceci : a) En histoire il n’y aurait pas pire aberration que l’anachronisme ; b) Exiger RÉPARATION pour les crimes de la traite des Noirs et de l’esclavage, serait un anachronisme. Car, à l’époque des faits, nous ont-ils expliqué, ces atrocités «.étaient tout à fait licites, la notion du crime contre l’humanité n’existait pas et il ne serait venu à l’esprit de personne parler de réparation ».

Bonjour Monsieur Moix,

Le 25 novembre dernier, sur le plateau de l’émission On n’est pas couché présentée par Laurent Ruquier sur France 2, lors vos échanges avec Monsieur Alain Finkielkraut, vous avez affirmé : « Le problème quand le passé dépend du présent, c’est qu’il y a forcément des anachronismes et qu’on va de ce fait aller voir des crimes contre l’humanité chez Colbert, on va aller voir des crimes contre l’humanité chez Napoléon, ce qui est absolument débilissime, dans la mesure où c’est un concept moderne inventé à Nuremberg  ».

Je suis particulièrement attachée à la présomption d’innocence ainsi qu’à la présomption de la bonne foi. En conséquence, je pense que vos propos relèvent moins de la mauvaise foi que de la désinformation, d’autant plus que nul n’est tenu de tout connaitre et tout savoir. J’essayerai donc de vous faire un résumé pour votre information. En revanche, je me dispense d’en faire autant à l’adresse de Monsieur Finkielkraut, car pour nous autres sa mauvaise foi n’est plus à démontrer. La suite…


« L’humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village ; à tel point qu’un grand nombre de populations dites primitives se désignent d’un nom qui signifie les « hommes » — ou parfois — dirons-nous avec plus de discrétion — les « bons », les « excellents », les « complets », — impliquant ainsi que les autres tribus, groupes ou villages ne participent pas des vertus — ou même de la nature-humaines, mais sont tout au plus composés de «.mauvais », de « méchants », de « singes de terre » ou d’« œufs de pou ».
Claude Lévi-Strauss     
A propos du « blackface » :
politique, mémoire et histoire
Dans son édition du 26 mars, le Monde titrait : «.A la Sorbonne, la guerre du « blackface » gagne la tragédie grecque.». L’article évoquait le coup de force d’une cinquantaine de militants de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), de la Brigade anti-négrophobie et du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) ayant bloqué l’entrée de l’université pour protester contre un spectacle qu’ils jugeaient « racialiste ». Dans le cadre du festival Les Dionysies qu’il organise depuis quelques années à Paris, Philippe Brunet devait présenter « Les Suppliantes », le premier volet des « Danaïdes » d’Eschyle. Mais l’utilisation par la troupe de maquillages sombres et de masques pour personnifier les Danaïdes fut considérée par ces militants antiracistes comme une résurgence du “blackface” : comédiens blancs se grimant en noir pour se moquer des Noirs. Ce coup de force a fait l’objet de condamnations multiples. Beaucoup d’observateurs ont dénoncé un « contresens historique », étant donné que le masque dans la tragédie grecque répondait à des logiques culturelles et sociales fort éloignées des nôtres (avec ses traits exagérés, il permettait d’être vu de loin, il donnait la possibilité à un acteur de jouer plusieurs personnages, etc.). La suite…


« Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites,
surtout si on veut les élargir. »
Gramsci

Innover pour aggraver
Le jeudi 4 avril, les milieux d’affaires tarnais avaient convié, dans l’amphithéâtre d’honneur de l’École des Mines d’Albi, le député « En Marche » et mathématicien Cédric Villani, pour disserter sur l’économie numérique et la société du Big Data. Il y fut interrompu par un cloud d’opposants à la Start-up Nation – Gilets jaunes tarnais et membres du collectif « Écran total » –, qui se hissèrent sur le podium pour lire la déclaration reproduite ci-dessous. Nous la prolongeons d’un texte signé des mêmes complices exposant de manière plus détaillée en quoi et pourquoi l’« intelligence artificielle » (IA) est devenue un enjeu majeur du capitalisme à son stade actuel d’accumu-lation destructrice et, dialectiquement, pourquoi cette thématique constitue, pour l’anticapitalisme, un axe fonda-mental de résistance. Fin du monde, fin du mois, tout est lié, nous répètent, depuis le 17 novembre, les Gilets jaunes, et c’est vrai. Cette convergence objective nous confirme dans l’idée que quelque chose de profond est en train de se produire sous nos yeux.– À contretemps. La suite…

Moi, polytechnicien et Gilet Jaune

Entretien avec Régis Portalez, ancien élève de l’école polytechnique menacé par la justice d’un an de prison et 15.000 € d’amende pour avoir défilé en grand uniforme le 1er décembre à Paris, lors de l’Acte III des Gilets jaunes.
Albert Cossery, Paris - Le Caire (1991)

Albert Cossery a accepté de rencontrer le journaliste Pierre-Pascal Rossi
à Saint-Germain-des-Prés, où il vit dans une modeste chambre d’hôtel
 et de retourner au Caire, sa ville natale.


MÉDIACRATIE, PROPAGANDA & INFAUX
« La liberté de pensée n’a aucun sens si nous n’avons pas droit à la liberté d’expression. » Emmanuel Kant

Une représentation des catégories socio-professionnelles à la télévision loin
de la réalité social
Liberté de la presse : l’arrestation d’Assange marque-t-elle le début de la fin ? L’histoire racontée par les médias :
un entretien croisé

INTÉRIEUR
Des « casseurs » vont-ils prendre d’assaut le lycée Charlemagne ?

Comment les intox sur Rothschild
alimentent l’antisémitisme

Julian Assange : l’ingérence impérialiste inouïe des États-Unis

Pourquoi l’extrême-droite européenne a quasiment réussi à faire
interdire les sauvetages de réfugiés en Méditerranée

Mouchards et drones à Saint-Etienne :
le maire veut étouffer le débat

EXTÉRIEUR
« Bouteflika et El-Béchir ne sont que le sommet de l’iceberg »

Le triomphe de Netanyahou

Poursuites contre Assange : « Aucune différence
entre Wikileaks et le New York Times »

Empire : la perte du Rimland

Égypte. Le coup d’État permanent

Le quitte ou double de Trump

LE LIBÉRALISME EST UN FASCISME
Benito Mussolini, qui n’est pas la personne la plus mal placée pour nous donner une définition du fascisme, définit celui-ci en ces termes.: « Le Fascisme devrait plutôt s’appeler Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du Marché. » Une définition qui s’applique parfaitement à ce que sont nos prétendues Démocraties.

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